SOS Petits cours d’eau : protégeons les vite !

protégeons les petits cours d'eau

Face aux alertes répétées des fédérations de pêche et des acteurs de l’eau concernant la situation critique des ruisseaux et des petits cours d’eau en France, la question de la gestion et de la préservation de la ressource en eau est devenue prioritaire.

La presse en parle : lire l’article de 20 minutes sur l’alerte donnée par la Fédération nationale de la pêche en France avec sa campagne sa campagne « Sauvons nos rivières ».

Un volet de la campagne des pêcheurs met en lumière l’importance cruciale de la cartographie des petits cours d’eau pour leur protection et pour l’application effective de la Loi sur l’eau : Recenser les petits cours d’eau pour mieux les protéger.

Ci-contre, un autre exemple de recensement des petits ruisseaux mené par des associations de pêche locales. En protégeant les petits cours d’eau, on améliore la qualité et la quantité d’eau dans les grandes rivières.

Sécheresses chroniques, assecs précoces et dégradation des milieux aquatiques menacent l’équilibre de la biodiversité.

Les propriétaires d’ouvrages hydrauliques (prises d’eau, étangs, moulins, plans d’eau, barrages, biefs, canaux …) se retrouvent au cœur de l’action !
Agir pour la préservation n’est plus seulement une obligation réglementaire mais un devoir écologique.

Le problème des étangs sur source ou en tête de bassin

Beaucoup d’étangs sont construits très en amont des ruisseaux, sur source ou en tête de bassin versant. Beaucoup de nos clients propriétaires de ces plans d’eau pensent souvent à tort que leur retenue n’a que peu ou pas d’impact sur l’environnement car non connectée à un cours d’eau, mais c’est faux.

C’est précisément en prélevant l’eau « à la source » que de nombreux étangs contribuent à diminuer à la fois la quantité et la qualité de l’eau disponible en aval, voici comment :

  • Moins d’eau en aval : un plan d’eau évapore jusqu’à 2 L par seconde par hectare en été ce qui peut correspondre au débit même de la source qui l’alimente.
    Et la retenue ne restitue de l’eau que lorsqu’elle est pleine, ce qui peut causer un asséchement temporaire en aval, notamment l’été.
  • Une eau de moins bonne qualité en aval : un plan d’eau qui n’est pas aux normes évacue de l’eau de surface, plus chaude et peu oxygénée à la belle saison. Cette eau impacte négativement la vie aquatique en aval.
    La plupart des étangs sont trop rarement vidangés, avec le temps ils concentrent dans leur vase et dans l’eau des éléments chimiques (phosphore, azote…) dont la quantité devient néfaste pour l’environnement et les cours d’eau en aval.

L’entretien et la mise aux normes des ouvrages hydrauliques : une stratégie qui contribue à protéger la ressource en eau

La gestion d’un plan d’eau ou d’un aménagement sur un cours d’eau (ex. prise d’eau) va bien au-delà de la maintenance de base. Elle implique la connaissance des dispositifs techniques et le respect du code de l’environnement.

Sur un étang, le bon fonctionnement d’une structure comme un moine hydraulique, une bonde, ou un déversoir de crue est fondamental. Ces éléments ne servent pas uniquement à retenir l’eau ; ils régulent les écoulement, contrôlent la qualité et assurent la continuité écologique.

Un ouvrage mal entretenu ou non conforme peut entraîner :

  • Un gaspillage de la ressource en eau par des fuites ou surconsommation.
  • Un impact négatif sur l’aval, notamment en période de basses eaux ou lors des relargage de boues.
  • Des risques administratifs et financiers liés au non-respect de la réglementation.

l’encart info 🙂

Connaissez-vous le Débit Réservé ?

Le débit réservé est la quantité d’eau minimale qui doit impérativement continuer à s’écouler dans le lit naturel d’un cours d’eau lorsqu’une partie de son débit est captée, retenue ou détournée par un ouvrage (barrage, prise d’eau, centrale hydroélectrique, etc.).

Son rôle est triple :

  • Garantir la vie aquatique : également appelé « débit minimum biologique », il assure la survie, la reproduction et la circulation des espèces animales (poissons, invertébrés) et végétales dans l’écosystème du cours d’eau. C’est le niveau minimum nécessaire pour que la rivière puisse maintenir ses fonctions écologiques.
  • Préserver les usages : il permet de maintenir la qualité de l’eau, l’irrigation et les autres usages non domestiques à l’aval.
  • Assurer la continuité : il participe à la continuité physique et biologique du milieu.

Les règles pour définir ce débit réservé sont précisément définies par le code de l’environnement. Mais son calcul n’est pas simple car il nécessite d’étudier le bassin versant local et les ruisseaux voisins. C’est là qu’intervient un bureau d’étude environnement comme envealia.

Envealia : l’expertise locale pour vos projets impactant la ressource en eau

Notre bureau d’étude environnement est implanté localement et se spécialise dans la gestion des milieux aquatiques en Auvergne, notamment autour de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, mais également en Allier, Creuse et Corrèze voisines.

Nous mettons notre savoir-faire au service de votre projet, qu’il s’agisse de restaurer les fonctionnalités écologiques d’un cours d’eau ou d’assurer la conformité de vos ouvrages hydrauliques. C’est en agissant de manière éclairée techniquement et réglementairement que nous contribuons, ensemble, à la sauvegarde de notre précieuse ressource en eau.

Plus généralement, un bureau d’étude environnement intervient pour réaliser un diagnostic précis et proposer des travaux en rivière ou sur étangs adaptés et proportionnés. Cette démarche inclut souvent la vérification ou la conception de structures de gestion des débits comme une prise d’eau ou un partiteur de dérivation, assurant ainsi une meilleure gestion de la ressource en eau pour les divers usages tout en protégeant l’environnement.